Personne ne devrait perdre sa journée à attendre.
iCivic est né à Gatineau, d’une file d’attente et d’une question restée sans réponse. On y rend visible ce que les services publics n’affichent nulle part : le temps que vous allez réellement attendre — pour partir au bon moment.
Il manquait quelqu’un.
Tout commence par un passeport à faire. Rendez-vous en ligne : la prochaine disponibilité est dans deux mois. Reste le sans-rendez-vous — mais combien de temps faut-il attendre sur place? Aucun site ne le dit.
Je me suis surpris à souhaiter quelque chose de très simple : que quelqu’un sur place — un agent, un habitué, n’importe qui — me dise à quel moment il y a moins de monde. Cette personne n’existait nulle part. L’information, elle, existait déjà : publiée en données ouvertes, et dans la tête de tous ceux qui venaient d’y passer. Mais pas là où il fallait, pas au moment où il fallait.
Alors j’ai passé deux mois à construire ce quelqu’un.
Puis j’ai pris la route pour aller déposer ma demande. Le premier signalement d’iCivic, je l’ai fait ce jour-là, dans cette file-là.
Aujourd’hui, ce quelqu’un, c’est nous tous. Au bureau des passeports, à la SAAQ, au comptoir de votre municipalité, deux touches suffisent pour dire ce qu’on voit : c’est long, c’est correct, c’est vide. Dix secondes de votre temps, et la personne qui s’apprêtait à partir sait à quoi s’attendre. Aucune trace conservée ne vous y relie, et la proximité est vérifiée sur l’appareil : seul un « oui, sur place » est transmis.
Et on se dit aussi quand on compte y aller. Parce qu’une heure annoncée creuse attire tout le monde à la même heure — et cesse de l’être. Une prévision qui se diffuse se détruit elle-même. Les intentions partagées entrent donc dans le calcul, aux côtés des données ouvertes publiées par les administrations et des modèles de prédiction. On ne se contente pas de lire le meilleur moment : on se le répartit.
Ce qui ne changera jamais.
L’attente est une information publique
Les temps d’attente des services publics sont d’intérêt public. On les rend lisibles, vérifiables et accessibles à tous — sans compte, sans paywall.
Trois engagements
Position GPS jamais stockée en continu, données hébergées au Canada, aucune revente de renseignements personnels. Point.
Le financement vient des institutions
La carte, les prédictions de base et les signalements resteront gratuits. Certaines fonctionnalités avancées pourraient un jour faire l’objet d’un abonnement optionnel. Ce sont les outils B2G qui financent le projet, en toute transparence.
Récompensée, jamais exploitée
Chaque signalement aide des centaines de personnes. Les éclaireurs gagnent des points et des badges — leur contribution leur appartient.
Découvrir le programme Éclaireurs →Ville par ville.
On préfère couvrir une région parfaitement que dix régions à moitié.
Outaouais
Bêta active à Gatineau : urgences hospitalières (durée moyenne de séjour publiée par le MSSS) et Service Canada (attente publiée), SAAQ et services municipaux ouverts aux signalements communautaires.
Grandes villes du Québec
Montréal, Québec, Laval — en s’appuyant sur les mêmes données ouvertes provinciales.
Ontario, puis le Canada
Au rythme de la communauté et des partenariats institutionnels.
Envie d’en faire partie?
Téléchargez iCivic, ou découvrez ce que iCivic peut faire pour votre institution.